Exodus : Gods and Kings

Moïse superstar

exodus-gods-and-kingsOn trouve de tout dans la filmographie de Ridley Scott, du bon et du vraiment moins bon. Dans la première catégorie, citons Alien, Blade Runner, Gladiator, Thelma et Louise, American Gangster, ou Prometheus… dans l’autre, Une Grande année ou Cartel. Que pouvait-on attendre de ces 150 minutes de péplum qui ont coûté la bagatelle de 140 millions de dollars… ? (la célèbre version de Cécil. B. De Mille en 1957 avec ses 100 000 figurants et les stars de la grande époque d’Hollywood, Charlton Heston, Yul Brunner et consort, avait coûté 13 millions… autres temps, autres mœurs !) L’histoire d’un homme qui osa braver la puissance de tout un empire. Ridley Scott nous offre une nouvelle vision de l’histoire de Moïse, leader insoumis qui défia le pharaon Ramsès, entraînant 600 000 esclaves dans un périple grandiose pour fuir l’Egypte et échapper au terrible cycle des dix plaies. Eh bien, précédé d’une assez mauvaise réputation après un flop retentissant aux Etats-Unis, je dois reconnaître ne pas m’être ennuyé durant ce film fleuve… pour une histoire qui se passe sur les rives du Nil, c’était la moindre des choses.

screen-shot-2014-11-19-at-1-01-15-pmD’abord c’est très bien fait. Ce n’est pas une découverte, Ridley Scott est un excellent cinéaste avec un sens aigüe du visuel et du spectaculaire. En choisissant cette page ultra célèbre de l’Ancien Testament, il savait évidemment ce qu’il faisait. Tout y passe, reconstitution de la Memphis des Pharaons, le Buisson ardent, les paysages désertiques, les dix fléaux sur la terre de Ramsès, la fuite des Hébreux, le passage de la Mer Rouge… il y avait de quoi faire pour tenir le public en haleine et Ridley Scott l’a fait. C’est tout simplement somptueux. J’ai même supporté la 3D, c’est vous dire ! Si l’on veut bien oublier les entorses aux Ecritures Saintes et l’aspect plus que schématique des personnages, on se laisse emporter par cette fresque pseudo-historique et la virtuosité de la réalisation. C’est parfois un peu trop bavard, le propos est souvent emphatique (surtout quand les dialogues tentent de s’interroger sur la foi, ses origines, son sens, sa force…) et certains choix scénaristiques peuvent surprendre… mais bon, on s’en moque, le spectacle est au rendez-vous.

exodus-gods-and-kings-1Côté casting, c’est pas mal non plus. Evidemment, Christian Bale, écrase la distribution et campe un Moïse, certes beaucoup trop jeune, avec force et conviction. Les autres sont également louables, Joel Edgerton, John Turturro, Aaron Paul, Ben Mendelsohn, Ben Kingsley, Golshifteh Farahani… quant à Sigourney Weaver, elle passe les plats, prononcent deux phrases, lancent des œillades furieuses… et c’est tout ??? La musique de Alberto Iglesias est digne des grands péplums de l’histoire du cinéma. Les costumes, les décors, les accessoires et les effets spéciaux sont remarquables. C’est du cinéma pour le plaisir… et c’est déjà beaucoup. Ridley Scott est consensuel, évite toute polémique même si parfois il effleure quelques questions de fond. Le spectacle pour le spectacle… plein les yeux !

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