La French

Du polar chic et choc

Connection_StillC’est le premier film de Cédric Jimenez que je vois. A ma décharge c’est seulement le deuxième qui sort sur les écrans. Mais cette fois, c’est du très grand écran pour un polar à la française qui tient sacrément bien la route. Marseille. 1975. Pierre Michel, jeune magistrat venu de Metz avec femme et enfants, est nommé juge du grand banditisme. Il décide de s’attaquer à la French Connection, organisation mafieuse qui exporte l’héroïne dans le monde entier. N’écoutant aucune mise en garde, le juge Michel part seul en croisade contre Gaëtan Zampa, figure emblématique du milieu et parrain intouchable. Mais il va rapidement comprendre que, pour obtenir des résultats, il doit changer ses méthodes. 135 minutes haletantes, bien écrites, bien jouées et bien réalisées. Que demander de plus ?

la-french-gilles-lelloucheLe véritable fait divers est encore dans toutes les mémoires : Gaëtan Zampa a bâti un véritable empire du crime dans le sud de la France. Proxénétisme, racket, braquages, trafic de drogues à l’échelle internationale… le Parrain sévissait sur tous les fronts. Un jeune magistrat répondant au nom de Pierre Michel fut donc dépêché dans la cité phocéenne en 1975, afin de mettre un frein à ses actes criminels. Quelques années et de nombreuses interpellations plus tard, ce dernier fut brutalement assassiné le 21 octobre 1981. Zampa fut, quant à lui, écroué en 1983, et mourut le 16 Août 1984 après une tentative de suicide. On se souvient sur le même sujet de French Connection de William Friedkin, ou de Le Juge de Philippe Lefebvre en 1984. Par contre, ici, l’histoire est adaptée au cinéma du point de vue du juge Pierre Michel. Voilà donc un retour à l’éternelle histoire des « gendarmes et des voleurs », ou plutôt du juge et de la maffia. C’est le classique des classiques en terme de polar, mais, le cahier des charges du film de genre est respecté à la lettre : mélange d’action et de scènes intimistes, opposition des personnages, un cocktail efficace de romanesque et de réalisme, avec une belle reconstitution du Marseille des années 70/80… c’est de la belle ouvrage.

107086.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxPour le plus gros budget du cinéma français de l’année 2014, avec environ 21 millions d’euros, côté casting, on a aussi mis le petits plats dans les grands avec à l’affiche Jean Dujardin, Gilles Lellouche (excellents tous les deux), Céline Salette, (toujours lumineuse et passionnée) Benoit Magimel, Mélanie Doutey, Guillaume Gouix, Féofor Atkline… Oui, tout est réuni pour une vraie réussite du cinéma français dans un genre qu’il n’ose pas trop aborder. Ça tient en haleine, c’est diablement efficace, c’est très bien joué et filmé avec un vrai savoir faire… Parti pour un succès au Dieu « Box office ».

Publicités

Une réponse à “La French

  1. Je dis toujours que je n’aime pas les polards , hé bien c’est faux , de plus en plus de très bons comme celui-ci me réconcilie avec le genre
    Car , même si l’histoire de fond n’a rien d’un  » polard » mais serait plutôt à classer dans le genre  » politique  » , elle y est traitée comme tel , rythme , intrigues , actions ….
    On est tenu en haleine même en connaissant la fin !…on vibre , on a peur , on y croit , on est dedans , à Marseille et en prime on ne nage pas dans l’hémoglobine !.,.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s