Magic in the Moonlight

 Champagne !

ec18dd9bbbe09a68fb03c01af4558cf9L’idée du film est venue à Woody Allen de par sa fascination pour la magie, une activité qui a connu un grand succès dans les années 20. Plusieurs personnalités célèbres en étaient adeptes, comme Arthur Conan Doyle. Le cinéaste faisait lui-même des tours lorsqu’il était plus jeune, et on retrouve cette thématique tout au long de sa filmographie, notamment dans Scoop où il incarne Splendini, le magicien. Le prestidigitateur chinois Wei Ling Soo est le plus célèbre magicien de son époque, mais rares sont ceux à savoir qu’il s’agit en réalité du nom de scène de Stanley Crawford : cet Anglais arrogant et grognon ne supporte pas les soi-disant médiums qui prétendent prédire l’avenir. Se laissant convaincre par son fidèle ami Howard Burkan, Stanley se rend chez les Catledge qui possèdent une somptueuse propriété sur la Côte d’Azur et se fait passer pour un homme d’affaires dans le but de démasquer la jeune et ravissante Sophie Baker, une prétendue médium, qui y séjourne avec sa mère. Quel pied, ce film ! 98 minutes de vrai bonheur. C’est beau, drôle, cynique, poétique et d’une finesse sans pareil. Chapeau Monsieur Allen encore une fois touché par la grâce !

Magic-in-the-Moonlight-Emma-Stone.jpgLe film traduit une idée de la rencontre amoureuse, souvent ressentie comme magique. C’est ce que pense Woody Allen : Je suis convaincu que dans un million d’années, grâce à l’informatique, on pourra mettre en équation le phénomène amoureux, mais à l’heure actuelle, et dans un avenir proche, les choses ne changeront pas. Il y a quelque chose de magique et d’exaltant dans une rencontre et dans les sentiments amoureux qu’on peut soudain éprouver… Le réalisateur nous emporte littéralement dans un univers romantique à la sophistication assumée, tout en sépia et en demie teinte. Pour sa 4ème collaboration avec Maître Woody, Darius Khondji, formidable directeur de la photographie, s’est inspiré des clichés du français Jacques Henri Lartigue, et a utilisé un objectif cinémascope des années 70, pour donner au film un grain léger et joyeux. Le film a été tourné dans de nombreux endroits de la Côte d’Azur, offrant ainsi une véritable visite touristique. Deux villas ont servi de décors : la Villa Eilenroc au Cap d’Antibes et la Villa La Renardière à Mouans-Sartoux. Le reste a été tourné au bar et au restaurant de l’Hôtel Belles Rives de Juan-les-Pins, au domaine vinicole de Château du Rouët à Le Muy, à l’hôtel Negresco et à l’Opéra de Nice. sans oublier l’Observatoire de la Côte d’Azur situé au sommet du Mont Gros. Ajouter à tout cela, des costumes magnifiques, une B.0. 100% jazz avec Bix Beiderbecke, Conal Fowkes, Leo Reisman & His Orchestra, Ute Lemper et bien d’autres, et vous obtenez une nouvelle perle qui se nourrit de dialogues raffinés… on pense à Sacha Guitry, et surtout d’une interprétation sans faille.

46876870-00b4-11e4-8a43-db18d12c768c_magic-in-the-moonlightColin Firth, so british, sait jouer de toutes les facettes de son talent. Et il a face à lui la sublime Emma Stone, que Woody Allen porte à son sommet comme il avait su le faire avec Scarlett Johansson à l’époque de Match Point. Eileen Atkins, Marcia Gay Harden, Hamish Linklater, Jacki Weaver, Erica Leerhsen, Catherine McCormack, ne sont pas en reste et rendent tous hommage à leur manière à cette histoire tout en dérision, charme et légèreté. Monsieur Allen pétille plus que jamais. C’est un magicien.

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2 réponses à “Magic in the Moonlight

  1. Bonjour, j’ai trouvé la première séquence magique au vu de ce que l’on voit, pour le reste, c’est un film assez mineur. Il manque de la fantaisie pour un tel sujet. Bonne après-midi.

  2. Bah ! Je trouve notre autre Jphlien bien difficile , les critiques parisiens l’étaient aussi , limite chochotte chipoteuse sur le thème  » un Woody Allen  » mineur ….
    Eh bien quant à moi , j’y ai vu un WA d’une belle élégance façon Scott Fitzgerald , une coupe de champagne à la main !….
    C’est joué délicatement dans une atmosphère légère , de jolis tableaux début 20 ème siècle
    J’ai volontiers cédé au charme

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