Balade entre les tombes

Dans la tradition

tumblr_n6cmthL82g1sfcr70o1_r1_1280La nouvelle sur laquelle se base le film fait partie du dixième roman des aventures de Matt Scudder, écrit par Lawrence Block. Il existe 18 tomes consacrés à ce personnage, le dernier ayant été publié en 2011. Scott Frank, qui est surtout scénariste, s’essaye ici à la réalisation avec, il faut lui reconnaître, un certain savoir-faire. Ancien flic, Matt Scudder est désormais un détective privé qui travaille en marge de la loi. Engagé par un trafiquant de drogue pour retrouver ceux qui ont enlevé et assassiné sa femme avec une rare violence, Scudder découvre que ce n’est pas le premier crime sanglant qui frappe les puissants du milieu… S’aventurant entre le bien et le mal, Scudder va traquer les monstres qui ont commis ces crimes atroces jusque dans les plus effroyables bas-fonds de New York, espérant les trouver avant qu’ils ne frappent à nouveau… Une nouvelle preuve qu’on ne fait pas du neuf avec du vieux en terme de scénario, même si ce film se laisse voir, mais sans plus. 

5690tp00027rCe thriller dans la tradition à été entièrement tourné à New York City. Les scènes situées à Brooklyn, au Green-Wood Cemetery, Sunset Park et Clinton Hill furent véritablement tournées sur place, tout comme les séquences ayant lieu dans le Queens et sur Manhattan et dans des conditions météorologiques pénibles, en plein hiver, par des températures glaciales. Les enregistrements ont par moment dû être interrompus à cause de la neige qui s’abattait sur les plateaux. La scène la plus difficile à tourner fut celle dans le cimetière de Green-Wood. Elle a nécessité huit jours de tournage et la nécropole n’étant pas éclairée la nuit… ambiance assurée. Ces 114 minutes tentent de renouer avec l’esprit sombre et tendu des années 90, façon Seven. Mais on est loin du compte.  Car, à un aucun moment cette production pépère ne se départit de son aspect thriller classique… mais alors là, classique.  Pas ou peu de surprises dans cette course au serial killer, pas désagréable mais surannée. C’est noir, violent, pluvieux, sinistre et morbide. Tous les ingrédients sont réunis mais pour un film vu et revu mille fois.

vKvnOdhY9ppVnEiPu1jPFAEoHcQEn tête d’affiche l’indestructible Liam Neeson que je tiens pour un bon acteur mais auquel on fait toujours faire la même chose, nous gratifie donc de sa énième interprétation du flic (ou ex-flic) bourré de problèmes personnels mais qui saura, en dépit de tout, faire régner la loi en fermant les yeux sur le moyens. (Bronson a fait école, même si, ici, l’idéologie nauséabonde sur l’auto-défense est moins présente. N’oublions pas que dans cette balade, le héros vole au secours de gros bonnets de la drogue…) Dan Stevens, Boyd Holbrook, Ólafur Darri Ólafsson, Maurice Compte, David Harbour, Brian Bradley, complètent avec bonheur la distribution. En résumé, un film dispensable qui ne vaut vraiment que par la présence de son interprète principal.

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