Lou ! Journal infime.

Un gros bof rose bonbon

lou-journal-infime-photo-53bfdf4550ad6Adaptation de la bande dessinée de Julien Neel, qu’il a décidé d’adapter lui-même au cinéma, ces 104 minutes de comédie trouveront sûrement leur public parmi les ados, mais, hélas, je n’en fais plus partie depuis longtemps et, part conséquent, je me suis copieusement ennuyé tout en reconnaissant un certain nombre de qualités à ce tout petit film.  Lou est une jeune fille créative et rêveuse d’une douzaine d’années. Elle vit seule avec sa mère, Emma, qui a mis de côté sa vie de femme ces dernières années pour se consacrer à l’épanouissement de sa fille. Leur cocon confortable cache malgré tout quelques failles : Emma stagne et glisse doucement vers la mélancolie alors que Lou est obnubilée par Tristan son petit voisin, délaissant sa bande de copains… Leur bulle éclate alors qu’Emma entame une renaissance amoureuse et qu’un premier baiser fait rentrer Lou dans les années enivrantes de l’adolescence. Ça se veut poétique, c’est surtout rose bonbon jusqu’à la nausée, ça se veut décalé, ça n’est que foutraque, et surtout ça manque de rythme et de souffle.

lou-journal-infime-photoVoilà essentiellement où le bât blesse. C’est mou, pas forcément toujours bien joué, et kitschissime, (je sais que c’est assumé, mais tout de même !) Bon à part ça, pas grand chose à dire. L’univers créé par Julien Neel est original, vintage à souhait, les décors et les costumes plutôt réussis, la musique un tantinet envahissante est la seule à donner un semblant de rythme à tout ce petit monde très carton-pâte dans lequel se meuvent avec difficulté une mère et une fille dont on se demande qui est l’adulte. On a la réponse qu’à la fin du film, c’est la petite Lou, 12 ans !

Lou-journal-infime-illus3Adolescente blonde d’environ 12 ans, grosse personnalité, créative, un peu timide, naturelle, attachante et une manière gracieuse de se déplacer. Voilà le profil recherché pour le rôle titre de ce film. Pas moins de 5 000 jeunes filles se sentirent concernées, 3 000 furent approchées au casting sauvage puis, après un tri photos et mails, 500 candidates se présentèrent au casting. L’heureuse championne de cette course au premier rôle fut Lola Lasseron. Elle la seule bonne raison de supporter ces 104 minutes de cinéma suranné. Ludivine Sagnier est agaçante dans un registre unique et lassant, Kyan Khojandi, charmant et transparent. Un seul vrai bon moment, l’apparition d’une Nathalie Baye méconnaissable et d’une réjouissante méchanceté. A part ça, quelques seconds rôles bien campés et amusants dont celui tenu par la toujours juste Julie Ferrier. Et voilà, fermez le ban et passez votre chemin…

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