Tu veux ou tu veux pas ?

Eh bien, je ne veux pas !

1280x720-EFSCes premières semaines de rentrée nous avaient offert un certain nombre de films français plus que recommandables, Bon rétablissement, Gemma Bovery, Party Girl, et même quelques perles comme Hippocrate, 3 Coeurs, Elle l’adore, Les Combattants ou Brèves de comptoir… c’était bien parti. Je me suis dit, une autre comédie made in France à l’affiche, allons-y de confiance. Et paf, le Jipéhel est tombé de son fauteuil, et franchement, il y a de quoi. Là, ça va au delà de la déception, c’est plutôt de la colère qui guide ces quelques mots. Tant pis, ainsi va la vie du modeste chroniqueur que je suis… mais tout de même, il y a des limites!

540990274533cTonie Marshall, depuis 1999 et le sympathique Vénus Beauté, n’a plus rien proposé de qualité. Et ce n’est pas cette comédie gentiment indigente qui va redorer le blason de sa filmographie. C’est réussi… mais dans le genre navrant. Et  je pèse mes mots. Lambert, sex addict repenti, tente de se racheter une conduite en devenant… conseiller conjugal. Abstinent depuis plusieurs mois, la situation se complique lorsqu’il recrute une assistante, la séduisante Judith, dont la sexualité débridée va très vite mettre ses résolutions à rude épreuve… Ah le beau ratage que voilà !

ADDICTS Tonie_Marshall88 minutes d’un trop long pensum qui aurait pu, selon la production, s’intituler Les Missionnaires ou Addicts, pour finalement reprendre le titre d’une chanson à succès. Honnêtement ça n’aurait rien changé. Donc, cette fois on nous propose la rencontre entre un homme qui tente de se guérir de son addiction au sexe, (thème décidément très à la mode au cinéma) et d’une très jolie femme, plus que libérée. Et c’est parti pour une longue série de clichés, d’invraisemblances ahurissantes, de scènes convenues, de marivaudage poussif et surtout d’une sagesse et d’une pruderie parfaitement hypocrites, et pourtant ce n’est pas faute de viser bas… c’est le cas de le dire. Tout cela ne mène à rien sinon à l’ennui. Aucune subtilité dans ce scénario balourd de chez balourd. Bien sûr il nous reste les acteurs, mais même si Sophie Marceau et Patrick Bruel font ce qu’ils peuvent, mais ils peuvent peu. André Wilms, ronchon et il y a de quoi, François Morel s’ennuie… et il n’est pas le seul, Philippe Lellouche, (bof!) Sylvie Vartan transparente, Jean-Pierre Marielle… le seul bon moment original, et Patrick Braoudé qui nous gratifie de sa petite participation, tous complètent une distribution alléchante mais qui a trop peu de choses à défendre pour sauver Tonie Marshall du naufrage.

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