Les voies du destin

L’après-guerre

photo-Les-Voies-du-destin-The-Railway-Man-2013-19Le film de Jonathan Teplitzky est inspiré de la véritable vie d’un officier de l’armée anglaise qui pendant la Seconde Guerre mondiale, fut capturé par les Japonais en 1942, lors de la campagne de Singapour, puis forcé de travailler sur la construction d’un chemin de fer surnommé « voie ferrée de la mort » entre la Thaïlande et la Birmanie. En 1995, il publie The Railway Man, un roman autobiographique dans lequel il relate son expérience. Des années plus tard, il souffre toujours d’un stress post-traumatique. Sa deuxième femme, Patricia Wallace, décidée à l’aider à surmonter ses démons, découvre que le jeune officier japonais qui hante sa mémoire est toujours vivant. Doit-elle donner à Eric une chance de se confronter à celui qui l’a torturé ? Voilà un biopic dramatique et très dur qui aurait pu être passionnant sans le choix d’en faire un épouvantable mélo… Rien que le titre en dit long sur les intentions du scénaristes.  Préparez vos mouchoirs !

les-voies-du-destin-the-railway-man-11-06-2014-5-gCes près de deux heures de pathos appuyé ont été tournées à Edimbourg, la ville natale d’Eric Lomax, et dans une maison de bord de mer à North Berwick en Ecosse, à Ipswich en Angleterre, dans la jungle thaïlandaise ainsi que sur la Gold Coast du Queensland en Australie. Quelques scènes ont même été tournées sur la vraie voie ferrée de l’époque reliant sur 415km la ville de Bangkok en Thaïlande à Rangoon en Birmanie. 70 ans plus tard, l’équipe du film a marché sur les traces des dizaines de milliers d’hommes qui ont participé à ce chantier, devenu aujourd’hui une ligne principalement utilisée par les touristes. La distribution 3 ***, ne fait rien à l’affaire et ne parvient pas à hisser ce tire-larmes vers le haut. Répétons le, les intentions sont bonnes, on apprend beaucoup de choses sur cette page d’Histoire douloureuse et plutôt méconnue des français, mais là où on pouvait espérer une nouvelle Déchirure comme Roland Joffé en 1984, on a le droit à un cocktail sang-sueur-sanglots qui a tout d’une bouillie pesante et insipide qui étouffe très vite le véritable centre d’intérêt du film. La photographie est pourtant magnifique, les décors somptueux, quant à la musique de David Hirschfelder… si vous n’aimez pas le violon dégoulinant, passez votre chemin.

52cff2e32a9cdReste donc la distribution qui fait ce qu’elle peut. Colin Firth en tête réussit à donner corps à son personnage de traumatisé tourmenté puis revanchard avant d’être submergé par une volonté de pardon bienvenue. C’est un grand acteur. Nicole Kidman joue bien les utilités de charme et de luxe. Jeremy Irvine est excellent dans le rôle très physique de Lomax jeune et  Hiruyoki Satntada est très… japonais. Les autres,Stellan Skarsgård, Sam Reid, Tanroh Ishida, Tom Stokes, font des passages remarqués, mais, eux non plus ne suffisent pas à sauver l’entreprise du torrents de larmes qui la submerge. Toujours dommage de voir un bon sujet servi par une belle distribution et un bon réalisateur rater sa cible à ce point là.

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