True grit

Western is back

Plus de quarante ans après, les frères Coen s’inspirent du même roman de Charles Portis, que Henry Hathaway qui avait alors réalisé 100 Dollars pour un Shérif, (le seul Oscar de John Wayne). Cette fois le rôle du marshal est tenu par le génial Jeff Bridges qui aux Oscars 2011…

Cette longue chevauchée initiatique de la magnifique Hailee Steinfeld, (la grande découverte du film) se révèle être un western pur et dur dans la grande tradition. Bien sûr nous sommes en présence d’un film bien dans la tradition des frères Coen (en collaboration étroite avec leur producteur, Mr Spielberg !) on retrouve donc l’humour des cinéastes et donc, le ton est plus drôle…et la violence beaucoup plus radicale. La preuve de la patte des réalisateurs de Serious Man, The Big Lebowski, No Country for old men ou Burn After Reading se trouve d’entrée dans la citation du Livre des Proverbes qui s’inscrit en exergue du film: « Le méchant prend la fuite sans qu’on le poursuive ».

True Grit (« le vrai courage ») est une nouvelle expression de l’histoire de la conquête de l’Ouest. La force et la nouveauté c’est que toute l’histoire est vue à travers le regard d’une enfant assoiffée de justice et de vengeance. Et pourtant, c’est elle qui détient la sagesse, la pureté, la vérité. Car ni le vieux marshal, ni le Texas Ranger (impeccable Matt Damon) et encore moins l’assassin fuyard (Josh Brolin hélas sous employé) ne montrent une once de raison. Seul l’appât du gain les motive, jusqu’à ce qu’une sorte de rédemption ne les frappe, touchés qu’il sont par la force de Mattie Ross qui a tout compris en nous disant : « il n’est rien qui ne se paie sinon la grâce divine ».

Avec la plus grande simplicité du monde, les frères Coen nous prouvent qu’ils ont toujours le même plaisir de filmer et de raconter une histoire et qu’ils sont capables de purs éclairs de génie.  Comme cette scène où le vieux marshal alcoolique et désabusé va s’occuper de la jeune héroïne comme un père de substitution. Pas une réplique laissée au hasard, montage nerveux et parfait, costumes, décors et accessoires particulièrement soignés, et surtout la photo magnifique du chef opérateur Roger Deakins : un pur joyau. A ne pas rater !

Un film épatant qui nous prouve, et comment, que le western n’est pas mort !

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